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Patrimoine

SCORBE-CLAIRVAUX

Ancien fief du Comté d'Anjou, l'origine du nom "Scorbé" (le bourg actuel) remonte à l'époque Gallo-Romaine, il y avait alors la "villa du noble Sene Corbiaco"

Clairvaux (clara Valibus = la vallée claire) était une importante seigneurie mentionnée dans les Chartres du XI°siècle, son histoire est inséparable de celle de Scorbé;

C'est au XIII° siècle que les deux communes se trouvèrent réunies, on disait alors Scorbé-Clairvaux

 

Le site castral du Haut-Clairvaux

Selon une légende, ce qui reste de l'actuel donjon était flanqué de septs tours, entourées de vastes fossés.Il subsiste aujourd'hui les bases de deux tours et une partie des douves.

Le premier possesseur connu de la seigneurie, entre 1030 et 1060, est Hugues de Clairvaux et de Baussay, Baron de Mathefelon, gouverneur de Saumur.

A la fin du XII° siècle, pendant la domination anglaise sur l'Aquitaine, Richard Coeur de lion, fils d'Henri II Plantagenêt, fit fortifier le château.

Il est classé Monument Historique depuis 1929.

L'église paroissiale Saint-Hilaire

Construite à l'emplacement d'un sanctuaire chrétien plus ancien, l'édifice actuel date du XII° et a subi des modifications au XV° siècle.

Arcs en ogive, choeur carré, voûte en pans coupés à nervures prismatiques, clef pendante, fenêtres ogivales, contreforts en larmiers, porche d'entrée avec large auvent, belle vierge à l'enfant en bois sculpté.

Près de l'église existait avant la révolution un prieuré de l'ordre de Saint-Benoist, dont les biens pouvaien faire vivre trois moines. Il fut vendu en 1791

Sous la place, face à l'église, ont été découverts un cimetière et des vestiges Gallo-Romains,

Une des chapelle est dédiée à Sainte Néomyes, elle fut un lieu de pèlerinage, chaque 14 janvier, on y invoquait la sainte contre les chagrins et les maux physiques.

La légende de Sainte Néomaye : il exite plusieurs histoires analogues. Voici la notre :

"Jeune et innocente jeune fille, Néomaye, fille unique d'un seigneur de Baussay, fût un jour pouruivie par le seigneur Lerne, que la beauté de la demoiselle énamourait. Près d'être atteinte, Néomaye invoqua Dieu dans sa défense. S'échant déchaussée pour passer un ruisseau, à son pied droit aussitôt une patte d'oie se montra. Le seigneur à cette vue, en fût refroidi et s'en alla "

 

Le château de Clairvaux et son musée

En 1540 la terre de Clervaux fut partagée tandis que les La Tour Landry conservaient le château féodal et les terres avoisinantes, les Chabot descendaient dans la vallée et enteprenaient la construction d'un nouveau château, situé près du bourg.

En 1580, la seigneurie fut érigée en comté par René de Villeuquier, gouverneur de Paris et d'Ile de France, qui avait acquis le domaine des héritiers des familles la Tour Landry et Chabot.

Le château du Haut-Clairvaux fut alors délaissé au profit du château de Clairvaux.

 

Le château des Robinières XVI et XVII° siècles

La terre des Robinières, constituée sur les terres du château féodal, relevait du marquisat de Clairvaux.

César d'Aumond, fils de Charlotte-Catherine de Villequier, Grand Sénéchal de robe courte de Châtellerault, gouverneur de Touraine, marquis de Clairvaux autorisa sieur Lucas des Robinières, le 30 novembre 1626 de "faire parachever, construire et bâtir la dite maison des Robinière, tenue hommagement du dit marquisat selon le dessin qui en était commencé, sas cependant pouvoir faire une forteresse, ni fortification qui pu apporter incommodité au château de Clairvaux "

César d'Aumont eut deux fils, morts jeunes et six filles dont Anne d'Aumond, marquise de Clairvaux, vicomtesse de la Guerche, qui épousa Gilles Fouquet, marquis de Mézière, premier écuyer de la grande écurie du roi.

La famille Vangueil, en est propriétaire jusqu'en 1681. Elle obtient l'autorisation de "faire construire et tenir fuye à pigeons de mille pertuis"

Les douves, creusées à même la roche calcaire sont aménagées afin de permettre aux charrettes et chevaux de circuler tout autour du château et d'accéder aux caves. Elles avaient aussi une valeur défensive.

 

Histoire des foires de Scorbé-Clairvaux

Au XI°siècle, il existait un marché hebdomadaire et une grande foire le 14 janvier.

En 1542, à la demande du Seigneur Paul Chabot, le roi Henri II établit deux foires par an, le 19 juin et le 14 janvier, et un marché chaque lundi. En 1651, César d'Aumond, marquis de Clairvaux, obtint du roi Louis XIV deux autres foires, aux fêtes de Ste-Hélène et de Ste-Barnabé ainsi qu'un nouveau marché le vendredi. A la révolution disparurent tous ces droits et prérogatives, mais le champ de foire bien que gardant son affectation, resta poropriété de la famille de Montbron, propriétaire du château de Clairvaux.

 

La Ligne Verte "Du chemin de Fer au Chemin vert "

A vélo, à pied ou à cheval, les randonneurs disposent d'une quarantaine de kilomètres de piste verte aménagée pour une balade inédite sur l'ancienne voie ferrée Châtellerault-Loudun.

Ouverte le 20 septembre 1886, la ligne dont le rôle social et économique était essentiel au village au début du siècle dernier, est aujourd'hui un prétexte pour découvrir un patrimoine varié autant que méconnu dans le pays du Loudunais, du Lencloîtrais et du Châtelleraudais

.En plus de la ligne verte, le village propose 5 sentiers de randonnées couvrant la totalité du territoire communal : le bois des Chagnerottes, la Besserie, le Haut-Clairvaux, Les Roches, et la poirière. Les itinéraires sont disponibles à l'office de tourisme de Scorbé-Clairvaux.